Réseau européen des centres internationaux de traducteurs littéraires

Le 1er janvier 1978 a été fondé à Straelen (Allemagne) le premier Collège de traducteurs littéraires européen, grâce en particulier à l’action d’Elmar Tophoven. L’existence de ce Collège aura valeur d’exemple : le Collège d’Arles verra le jour dix ans après. Alors, le mouvement est lancé : la même année 1987 est fondé le centre de Tarazona (Espagne) et d’Athènes (Grèce). En 1988, Norwich (Grande-Bretagne) ; en 1989, Prócida (Italie) ; en 1991, Amsterdam (Pays-bas) ; en 1993, Visby (Suède) ; en 1995, Budmerice (Slovaquie : premier centre hors de l’Union européenne d’alors) et Annaghmakerrig (Irlande) ; en 1996, Seneffe (Belgique) ; et en 1998 le Magyar Fordítóház Alapítvány (Hongrie). Dès 1988, les directeurs ou directrices de ces centres ont pris l’habitude de se rencontrer, créant ainsi un réseau informel qui confronte ses pratiques respectives. La Charte de Procida (21 septembre 1991) est le premier acte de baptême d’un réseau international de centres de traducteurs littéraires. C’est sur cette île au large de Naples qu’elle est ratifiée par les Collèges existant à l’époque (Prócida, Athènes, Tarazona, Arles, Straelen, Norwich). Elle soulignait les caractéristiques fondamentales d’un Centre de traducteurs : • Être un lieu de travail et de recherche, généralement associé à une structure d’hébergement • Être un lieu de rencontre et d’échanges pour les traducteurs de toutes nationalités • Être un centre de documentation et de consultation spécialisé. Cette charte décidait que les centres présents allaient se constituer en "réseau européen de Collèges de traducteurs littéraires".

Informations pratiques

  • Pays / Région : France, Spain, Belgium, Germany, Greece, Ireland, Hungary, Netherlands, Switzerland, Sweden, United Kingdom
  • Site : http://www.recit-trad.eu/